jeudi 7 septembre 2017

J'ai fabriqué la roue de ma météo intérieure (émotions)

Cet été, en allant chez une amie, mon attention a été attirée par une petite roue en papier déposée sur une étagère.

il s'agissait d'une roue des émotions.

Précisément, c'est la
roue de ma météo intérieure

que l'on peut trouver sur le site www.jemeliberedustress.com/

Je suis allée chercher le patron, j'ai imprimé (en couleurs, sinon ça rend beaucoup moins), j'ai plastifié mes 3 roues et la bande puis fait mes petits découpages, empilé le tout et fixé une attache parisienne.

Hop, prête !
colère stress émotions bien-être enfant parent

Comment ?

Tout est expliqué ICI

Pourquoi ?


Parce que j'ai 3 enfants, et que nous sommes 2 adultes
Parce que chacun de nous, de par son âge, exprime (et parvient à exprimer) ses émotions très différemment, et sait plus ou moins les identifier
Parce que cette roue convient dès le plus jeune âge grâce à sa mini-roue (au-dessus) où figurent simplement des éléments du ciel pour illustrer le ressenti (arc-en-ciel, orage, etc), ce qui est une première approche pour aller plus loin, ET surtout, indispensable pour les enfants qui ne maîtrisent pas encore le langage !
stress émotions enfants parents ressenti colère déçue
Bien entendu, vous l'aurez compris, je ne vois pas cette roue comme réservée aux enfants, les adultes aussi peuvent l'utiliser ! D'ailleurs, cela peut être un bon moyen d'exprimer, par exemple, sa colère aux enfants (ou sa déception, ou son besoin de zénitude, de repos, de se promener) sans hurler ou ne rien dire parce que l'on ne trouve pas les mots...
Bref, vous pouvez "brandir" votre roue de météo intérieure" devant le visage de celui à qui vous voulez "dire" comment vous vous sentez.


J'aime :

Au-delà de l'aspect "expression des émotions", j'aime particulièrement la plus grande roue, intitulée "j'ai besoin de" qui permet d'aller plus loin. En effet, cette grande roue permet de faire une introspection, aller au fond de soi pour chercher "ce qui nous ferait du bien", pour aller mieux. Réussir à déterminer ce qui nous ferait du bien est déjà très important, mais le faire savoir (rien n'empêche celui qui utilise la roue de venir montrer sa roue, ou de la laisser "l'air de rien" posée sur la table, exposée au regard de(s) l'autre(s)...
Cela permet de prendre soin de soi et attendre des autres qu'ils nous respectent aussi.

Bref, c'est tout simple mais vraiment, vraiment pratique, et multi-générationnel !

Je vous conseille de plastifier chaque élément sinon votre roue risque de ne pas tenir très longtemps, surtout entre les mains de petits bambins ;-)


Pour aller plus loin dans vos lectures sur les émotions, les relations familiales, consultez mes rubriques
parentalité
éducation
bienveillance
et ce fameux billet sur la colère !

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dimanche 27 août 2017

Recette simple d'un savon pour les mains naturel

J'ai refait ce matin (c'est souvent comme ça le dimanche) une recette "cosmétique" que je fais depuis quelques mois
Il s'agit d'un savon liquide pour les mains, que vous pouvez appeler si vous voulez "pousse mousse" ;-)

recette zero dechet DIY savon liquide pousse mousse miel glycérine mains bain

La recette est simple, elle m'a plu par son minimalisme justement
Je cherche de façon générale à faire avec ce que j'ai à la maison
Ou alors, n'avoir à acheter que des produits naturels...Et pas chers (exemple : cire d'abeille)

Voici les ingrédients :

  • glycérine élixir d'essences recette DIY cosmétique bio savon mains 300 ml d'eau 
  • 3 CS de savon de Marseille râpé (ou Alep ou autre)
  • 3 CS de glycérine ou miel
  • 3 gouttes d'huile essentielle (attention, éviter pour les femmes enceintes, allaitantes, et les enfants)

Faites chauffer l'eau et le savon râpé pour que ce dernier fonde bien. Laissez refroidir, puis ajoutez les autres ingrédients.
Transvasez dans le flacon avec pousseur (évidemment, un ancien du commerce, du temps où j'en achetais). Hop, c'est prêt !



A l'usage, il est possible que vous deviez secouer de temps en temps le flacon. Je n'en avais pas eu besoin les fois précédentes, mais cette fois, oui. Cela doit venir du savon (j'en ai utilisé un différent cette fois-ci).

Ce savon liquide ne mousse pas. Ne vous en faites pas, il lave quand même très bien ! C'est une habitude à avoir. Ici les enfants sont habitués, de toute façon cela fait des années que je prépare des mixtures et j'ai mis le turbo ce mois d'août donc...c'est comme ça ;-). 
Je vous reparlerai d'ailleurs de toutes ces petites préparations simples et éconologiques pour le corps qui nous facilitent la vie et soulagent le budget :-D (baume pour pieds secs, shampoing, lotion de massage pour digestion difficile, dentifrice, etc.. j'adore mes p'tites recettes)

Pour ce savon liquide pour les mains, je me suis inspirée de la recette de ma copine Kitouchy
Sur son blog, elle propose une fragrance à la place ou en supplément de l'huile essentielle. Je l'ai pour ma part supprimée, je trouve ça superflu et j'aime le naturel. Et l'huile ess. de lavande suffit à donner un petit parfum bien agréable !

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mercredi 26 juillet 2017

La 1ère fois qu’on m’a ouvert le ventre (il y en a eu 3)


Tu vois, tout allait bien, une grossesse tranquille pour bébé, un bébé un peu grand apparemment mais une parfaite santé pour lui et maman
Une date prévue d’accouchement (DPA) incertaine
Une radio du bassin, très rassurante, mesures normales et sans aucune raison de s’inquiéter
Une petite maternité de campagne, (env. 300 accouchements par an)
Une prépa naissance idyllique, pour la première une chance folle car une SF investie, très branchée physio (c’est peut-être un pléonasme) et relaxation.
On est un petit groupe bien sympa de prépa naissance, on fait de la relaxation, on aime ce Rv « de l’endroit où vous vous sentez bien, à un moment où vous vous sentez bien »
Notre SF nous parle de tout, la dilatation, le travail, la péridurale, l’allaitement…

Un jour elle parle de la césarienne, parce qu’il faut bien, parce que statistiquement, au moins 2 filles de notre groupe y passeront (on est 13)
J’écoute attentivement (j’aime maîtriser l’inconnu) mais je ne me sens pas concernée. Aucune de nous ne se sent concernée. Primipares pour la plupart.
Je sais tout ce qu’il se passera si cela arrive. Mais voyons, ça n’arrivera pas. Il n’y a aucune raison. Bébé va bien et moi aussi. Enfin, j’ai des problèmes qui font que je suis arrêtée depuis quelques mois, mais rien à voir avec bébé et sa piscine intérieure, ni son poids prévu, ni la taille de son fémur ou mon tour de taille à moi.
Jour de la DPA, rien en vue. Cette petite maternité ne s’affole pas, j’adore l’idée, « on attend jusqu’à 8 jours ». je trouve ça chouette de laisser faire la nature. A l’époque, je n’y connais rien en accouchement physio, je n’ai pas appris à gérer la douleur, je suis dans le circuit classique, dans les connaissances classiques (donc en gros je ne connais rien d’autre que l’accouchement médicalisé avec péridurale et probable épisio même si non -souhaitée), mais je tiens beaucoup à ce que l’on ne force pas les choses, et que bébé vienne « quand il sera prêt ».

J+2 je reviens pour un check-up (passons la liste des actes plus ou moins justifiés qui font que vous passez votre temps les jambes écartées; (parfois ça s'appelle même des violences obstéricales, enfin bref, autre sujet qui m'importe). Rien
J+4 rebelotte
J+6 ? toujours rien. Je ne m’affole pas, je me dis que bb n’est pas prêt. Et de toute façon, j’ai apporté ma courbe de température (on a vraiment eu BEAUCOUP de mal à avoir ce bébé), il y a un truc qui cloche avec les mesures et la DPA qu’ils ont (re)calculée. Je pense pas être après terme.
J+7, j’arrive parce qu’on va me poser un gel (un tampon ? impossible de me souvenir, je confonds peut-être avec la 2ème fois). Bref un truc doux et pas trop invasif pour essayer de déclencher les choses en douceur.
Je marche dans le parc, avec mon homme, on se dit que c’est pour aujourd’hui, mais sincèrement, je ne sens rien de particulier. Et c’est donc sans surprise que vers midi on m’annonce que mon col est toujours long, fermé, dur (un truc comme ça). J’ai ma chambre car ça y est c’est officiel depuis ce matin, je ne ressortirai pas d’ici sans notre bébé. J’ai sommeil, j’ai mal dormi la nuit précédente, et puis qu’est-ce qu’il y a d’autre à faire, j’ai déjà marché deux heures.. Et puis j’ai un peu mal. Bref, je fais la sieste.
Je me réveille à 16h, j’ai mal au bas-ventre, j’émerge lentement et me lève, lorsqu’un monsieur vient me voir, me parler. Me parler de la télé ! Est-ce que je veux la télé, comment je dois m’inscrire, où je dois payer…
Je me souviendrai toute ma vie de ce moment où me parlant de la télé dont je me fous royalement (nous n’avons pas pris la télé, nous étions là pour voir notre bébé), j’ai senti soudain un gros truc couler et j’ai entendu « splash »…

J’ai perdu les eaux !

Je regarde par terre entre mes pieds, c’est trempé il y en a partout, si je bouge (si j’arrive à bouger) je vais glisser et me vautrer, … la sonnette est trop loin, et le monsieur de la télé est imperturbable… Il en a sûrement vu d’autres, mais il pourrait m’aider, non ? Je ne me souviens plus de la suite. Je sais juste que je suis en jupe, en tongs, et que j'ai peur de bouger un pied et glisser et m'écraser par terre. Trou noir...
Mon homme est revenu, le travail avait commencé, mais moi à l’époque j’ai été bête, pas préparée, j’avais un peu mal alors tout ce que j’ai trouvé à faire c’est me coucher, comme quand j’avais mes règles, couchée en position fœtale pour apaiser la douleur..…
Aux environs de 19h, la SF m’examine, évidemment rien n’a bougé ni changé, elle nous dit qu’on va laisser passer la nuit, que ça va sûrement évoluer au fil des heures et que demain si besoin on fera d’autres choses pour aider (un vrai déclenchement avec perf, quoi). Sur ces paroles rassurantes, Clyde Chéwi, fatigué lui aussi par tous ces jours de suivi après-terme, rentre à la maison pour une douche, un dîner, et un début de nuit (qui sait combien de temps il dormira , après tout). On nous a dit clairement qu’on avait le temps.
Moins d’une heure s’est écoulé, il est 20h et des brouettes, la SF de relève arrive. On l’avait déjà rencontrée, elle est avec un monsieur qui se présente, vieux aux cheveux blancs, l’anesthésiste .
« Madame, on doit vous amener au bloc, on va vous faire une césarienne. Votre travail a commencé, on ne peut plus attendre, je suis l’anesthésiste, je vous amène au bloc »
WHHHHAAAAT ????? attendez il y a une demi-heure on avait toute la nuit, et maintenant je dois avoir une césarienne en urgence !
Je suis sous le choc, mon homme n’est pas là, il va être sur le cul. On me donne un téléphone pour que je puisse l’appeler et lui dire de revenir vite (heureusement qu’il habite à moins de 15 minutes !), je leur demande d’attendre qu’il soit là, je ne peux pas imaginer qu’il ne soit pas là quand je pars, je ne comprends pas ce qui se passe.
Aucune explication à cette « urgence », notre réconfort est de nous dire que dans moins d’une heure, notre petit garçon sera là. On est presque contents. On n’a rien compris mais on est contents, impatients. Je vais le voir super vite et sans avoir mal !
On me prépare, on me met dans un brancard, mon homme a bien pris sa chemise, je suis excitée mais aussi apeurée, je vais être seule
Je pars seule dans les couloirs jusqu’au bloc, sur mon brancard, je compte les néons et les angles.
Il fait très froid dans le bloc. Il y a une lumière aveuglante, alors qu’il est plus de 21h. Je n’avais pas visité le bloc. J’ai des contractions, elles font mal. L’anesthésiste me dit de ne surtout pas bouger pendant la pose de la péridurale. Attention, il va piquer. J’ai une contraction. Je respire, mais je suis pliée en deux en avant, je ne peux pas respirer, je ne peux pas gérer la douleur, la contraction. L’infirmière me prend presque dans ses bras mais cela n’apaise rien, j’ai une contraction, bordel ! Et je suis seule, et on va m’ouvrir le ventre, et je ne vais pas avoir mon bébé dans les bras.
On me pose sur la table d’opération. Je me souviens d’une planche en bois. Pas large.
J’ai un champ opératoire qui cache tout. Les deux bras attachés en croix. J’ai froid, je tremble. L’anesthésiste me caresse les cheveux. Mais je m’en fous, j’ai froid quand même, et j’ai peur, et je suis triste, je me sens seule, si seule. Je ne vois rien. Je ne suis plus rien. Je ne suis pas en train d’accoucher, je suis en train d’être opérée. Je ne suis plus qu'un ventre.
L’obstétricien fait son entrée, il ne me dit pas bonjour. Il parle à ses collègues. Je sais qui c’est car c’est celui de garde, mais je pense qu’il ne voit que mon utérus. D'ailleurs je n'ai pas vu son visage, il n'a pas pris la peine de passer la tête derrière le champ opératoire. Sans doute trop pressé. Merveilleux.
Tandis qu’il m’ouvre, fait son job, il raconte qu’il a fait (ou va faire) une partie de golf, qu’il adore ça (c’est absolument véridique). Il dit aussi qu’il a eu une grosse journée et qu’il n’a même pas eu le temps de manger, qu’il a faim, qu’il est pressé que ça se termine et de pouvoir se reposer un peu.
Enchantée monsieur, moi je n’ai rien mangé depuis la veille au soir, et il n’était surtout pas prévu que je sois là, et je ne vous connais même pas et vous avez les mains dans mon ventre.
Ils ont fini leur affaire, il sort le bébé en disant qu’il est super gros, un peu comme moi (il ne l’a pas dit comme ça mais ça y ressemblait). J’entends crier mon bébé.
On me l’apporte. Tout près de mon visage. Trop près. Je ne verrai que peu, mais je verrai l’essentiel : le premier regard. Mon fils, un seul œil ouvert, plongé dans le mien.
J’ai les bras attachés mon fils, mon bébé, je suis prisonnière, ligotée, ils ne me laisseront pas te toucher, tu as juste ton visage tout près du mien, et tes yeux, plantés dans les miens. Souvenir à vie. On t’enlève déjà.
Je ne me souviens plus du reste, trop émue, heureuse et vide à la fois. Bouleversée.
L’obstétricien qui dit que je suis trop large pour la planche, au moment où ils me rebasculent sur le brancard.

Docteur, c’est définitif, tu es un connard.

La SF me glisse à l’oreille que comme c’est la nuit, que c’est calme et qu’il n’y a presque personne, je vais vite retourner dans ma chambre. De fait, je ne passe pas en salle de réveil. Une bien belle nouvelle dans cette naissance volée.
Mon brancard roule dans les couloirs, il fait bien nuit, le brancardier est sympa. Je passe le dernier angle, j’arrive devant le bureau des SF. Je vois alors Papa Clyde assis, chemise ouverte, BB Titi recouvert d’un drap et collé contre lui. Ils font du peau à peau. Ce peau à peau promis. J’éclate en sanglots devant cette image , cette scène. L’amour, la rencontre. Je ne suis même pas jalouse tellement c’est beau. On se sourit tout en pleurant. Mon brancard repart déjà, je vais dans ma chambre. Je prie en silence pour que mes deux hommes me rejoignent rapidement….maintenant !
On me repose dans mon lit, avec mes perfs mes fils…à poil je crois, je ne sais plus. Je ne sens pas mes jambes mais je m’en fiche je sais que c’est normal, et je suis bien, je suis dans mon lit, je ne peux plus tomber.
Et là, ils arrivent… Qui de ce nouveau père ou de moi a le plus pleuré, je ne sais pas, je me souviens juste de mes bras qui s’agitaient pour que vite, vite, on me donne mon bébé, pour qu’il vienne contre moi, sur ma poitrine, vite, apportez-le moi, donnez-le moi !
Bébé Titi a été posé nu contre moi . ils l’ont recouvert du drap et il est venu, tout seul, jusqu’au sein. Il a rampé, j’étais fa-sci-née. Il a pris mon sein et s’est mis à téter, comme s’il l’avait toujours fait. Qu'elle est bien faite, la Nature.
Il a tété un bout de temps et pendant ce temps j’ai ressenti mes jambes bouger. On était sur un nuage. 22h15, nous étions désormais 3.

Les 6 jours qui ont suivi n’ont été qu’impatience pour rentrer chez nous vivre à 3. Je pensais que tout allait bien. Mon bébé était né en bonne santé, je n’avais eu ni dilatation ni accouchement douloureux ni épisio non désirée. J'avais un peu mal, mais comparé à d'autres mamans césarisées, il semblait que je supportais mieux la douleur que d'autres. J'enviais tout de même les nanas sous morphine.

On est rentrés et notre vie a commencé. J’ai réalisé que je ne pouvais pas porter Titi avec le porte-bb que j’avais acheté exprès (12 ans de portage après, je comprends que c’était aussi dû à un porte-bb non physio acheté au supermarché, plaçant bien trop bas sur mon bassin (et mes cuisses !) mon bébé nouveau-né, pas du tout à hauteur de bisous donc et en plein sur la cicatrice. Cicatrice toute moche au passage, faite avec des agrafes posées rapido. C’est pas moi qui l’ai dit, mais mon 2è obstétricien, celui qui a réparé des choses).
J’ai senti aussi que j’avais mal, tout simplement, au bas-ventre, tout le temps. Dans le vagin, aussi. Bref, que rien n’était comme avant. Que si ça se trouve, je n’allais jamais retrouver ma vie de femme d’avant.

Et puis j’ai compris qu’en fait, je n’avais rien compris.

Et que surtout, je n’avais pas du tout accepté. Cette césarienne était en fait un marquage au fer rouge, elle m’avait meurtrie et laissée démunie.  Une naissance volée.
Une deuxième grossesse, une prise en charge ailleurs, un dossier médical examiné m’ont fait comprendre qu’il n’y avait eu absolument aucune raison médicale à cette césarienne. J’avais besoin de comprendre pour accepter et il n’y avait rien à comprendre. Cette 1ère césarienne n’était absolument pas justifiée.
La seule raison non avouée mais constatée par ma petite enquête post-naissance était simple : deux salles de naissance, 3 mamans en travail le même soir, dont moi. Moi celle ayant dépassé le terme (finalement contredit après) avec un travail lent, un bébé probablement plus gros que les autres (3.920 kg au final). Ils n’ont pas tiré au sort mais ils ont joué sur les probabilités et décidé que j’étais celle qui avait le plus de chances de finir en césarienne, alors autant le faire tout de suite (21h) qu’en pleine nuit (faudrait pas déranger à ce point le médecin de garde) ou un moment où le bloc serait déjà occupé (une vraie urgence). Bref, j’ai été un pion.
J’ai dû me reconstruire après cette césarienne. Beaucoup de lecture sur le site de Césarine, un site important pour moi et précieux, regorgeant d’informations et de « réconfort », qui m'a beaucoup aidée et m'a permis de commencer une démarche de reconstruction.
Une thérapie, une psychologue vue exprès pendant ma seconde grossesse tellement j’étais traumatisée. C’est fou comme les gens ne comprennent pas que non, « le plus important c’est que bb soit en bonne santé », ça ne soulage pas !
Il ne lira jamais ce billet et là comme ça je ne me souviens plus son nom, mais mon 2è obstétricien a été un ange, et m'a beaucoup aidée, c'est lui d'ailleurs qui a demandé mon dossier et m'a expliqué qu'il n'y avait pas d'explication... On m'a dit plus tard ailleurs que c'était pas bien de ne pas être solidaire comme ça dans la profession, et bien moi je trouve que SI, justement, cet obstétricien était à l'écoute de ses patientes et faisait passer l'intérêt de ses patientes avant le reste, avant le confort et la logistique..
Il va sans dire qu’une première césarienne entraîne une chance sur 2 d’avoir une deuxième césa et que si vous passez à 2 césa vous êtes grillée pour la 3ème…(oui, hormis un hôpital ultra marginal qui accepterait de "prendre le risque"...)
Il y a pire, il y a toujours pire , il y a mille fois pire…mais on m’a volé cette naissance. Vraiment. Cela n’a pas été une naissance, mais une opération qui passait bien dans le planning, et une opération par un médecin pas concerné qui avait faim et pensait à autre chose, et me trouvait trop enrobée. Merci le cadeau de naissance.

Bref, voilà comment j’ai eu ma première cicatrice. Ma balafre.




mardi 25 juillet 2017

Ici et maintenant


Je croyais que j'aurais le temps

De ranger les photos, celles de miss koala que j'ai arrêté vers 18 mois (même pas), de les imprimer (soyons fous)

De lire plein de bouquins, j'ai une belle pile sur ma dernière étagère. oui tu vois la grande là, tout en bas. Celle de gauche, elle est bien plus petite, ce sont les livres déjà lus

De faire la grasse matinée

De pâtisser, de cuisiner,

De coudre. J'ai tellement de projets et de retard

De ranger le buffet, l'étagère de la commode

De trier le linge

De refaire la chambre de Grand Fiston

D'écouler enfin tous mes brouillons (ou presque) de blog. De rédiger, d'écrire, pour vous, pour moi.

De raconter ma vie ici.


De raconter mes vacances.

Mais je suis trop occupée à les vivre.
Prendre ma puce par la main. Secouer les serviettes pleines de sable. Sentir l'odeur du barbecue. Jouer à des jeux en bois. Regarder un magnifique film, seule, émue aux larmes, en rêver jour et nuit
Regarder un film en famille, tous blottis sous la couette, bien serrés dans le canapé
Ecouter les aventures du centre aéré du jour
Essuyer le museau plein de chocolat de miss Koala
Prendre des photos dans l'herbe
Monter sur la remorque 
jouer dans la cour
Marcher dans la forêt et sentir l'odeur des pins, me rappeler mes étés d'enfance
Tomber sur de vieilles photos, sentir les larmes et les souvenirs monter
Ecouter Claudio Capéo, l'artiste de la maison, repenser à son concert, magique !
Faire l'avion
Marcher pieds nus, partout
Faire les confitures
Jouer aux poupées
S'ébrouer dans la pataugeoire ou plonger dans la piscine
Câliner les neveux, les cousins, les sœurs, rattraper l'absence
Attraper tous les sourires, la joie,
S'accrocher, se balancer, dépasser ses peurs
Ne manger le soir que des salades
RIRE le plus possible
Laisser les fenêtres toujours ouvertes
Regarder les papillons la journée, chercher les lucioles le soir
Constater que Grand Fiston grandit à vue d'œil, faire des prédictions pour octobre
Voir le temps passer mais l'empêcher de filer, profiter de chaque jour, savourer chaque instant
Crever d'amour pour eux

Pardonnez-moi, je n'ai pas le temps de venir, de trier mes photos, d'écrire des posts sur facebook, parce que JE VIS !



vacances 2017 farniente balancelle tissu nacelle




CARPE DIEM


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jeudi 13 juillet 2017

Découvrez les chapeaux d'été tout zolis de Zoli !

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram) vous n'avez pas pu rater les photos des dernières semaines où mes deux puces, la grande et la petite, sont toutes deux très joliment coiffées d'un superbe CHAPEAU
chapeau zoli évolutif été réglable soleil enfant fille

Ces chapeaux colorés et raffinés, ce sont ceux de ZOLI

chapeau zoli été bébé évolutif gavroche soleil réglable
ZOLI, la marque de portage que tout le monde connaît, commercialise en effet des chapeaux pour l'été (tout comme il y en a pour l'hiver)
schapeau Zoli évolutif été enfant bambin porte-bébé P4 preschool portage


Je m'étais jurée de ne pas craquer pourtant, mais lorsque Kangooroule est passé chez nous l'an dernier et a étalé tous ses chapeaux Zoli sur notre canapé, je n'ai pas résisté !
chapeaux été Zoli évolutifs coloris choix bébé fille femme soleil


Comme vous pouvez le constater, il y avait une grande séance d'essayage en perspective

chapeau zoli réglable été soleil casquette bébé bambin enfant fille femme maman protéger
Bref, revenons à nos moutons

ZOLI est une marque française créée en 2010 par Caroline. Depuis 2 ans, son mari l'a rejointe pour gérer la boutique
chapeau été zoli soleil visière casquette bébé enfant évolutif


Les produits les plus connus sont les célèbres manteaux de portage que les porteuses s'arrachent.

J'ai craqué pour les chapeaux été Zoli car il faut le dire, je déteste les casquettes. Pour un garçon passe encore, mais pour mes filles, brrr... rien à faire, j'aime pas.






Ces chapeaux tout en tissu sont évolutifs :

vous avez le choix entre le modèle
  • de 3 mois à 6 ans : le chapeau "bébé et enfant"
  • fille femme : de 6 ans à...vous !
chapeau zoli été soleil évolutif réglable bébé enfant fille femme

Ce qui permet une telle évolutivité, c'est un bandeau (large) de réglage prévu à l'intérieur, derrière la tête. En (des)serrant les lacets, vous adaptez au fur et à mesure la largeur du chapeau à la taille de la tête. C'est bête comme chou, mais très pratique !

Les chapeaux sont réversibles :
Tout en tissu, il vous suffit de les retourner pour créer l'illusion que vous avez un autre chapeau !
une bande de tissu située à la base du chapeau marque le contraste avec le motif (ou la couleur) du chapeau

 On a récemment fait une blague à miss Koala, on lui a fait croire qu'elle avait un nouveau chapeau Zoli... :-P

Les chapeaux été Zoli sont pratiques, et adaptés à l'été :
  • une large visière permet de protéger le visage et les yeux en cas de luminosité importante. Mais cette visière peut aussi être relevée et attachée sur le chapeau grâce à un petit bouton au-dessus, histoire de mieux voir et/ou d'avoir le petit détail mode ;-)
  • un cache-nuque, pour les modèles bébé /enfant , évite tout risque de coup de soleil sur la nuque
    chapeau

Les chapeaux Zoli sont..beaux !
Petites fleurs, cercles, gouttes d'eau, étoiles de mer, couleurs unies réhaussées d'un simple bandeau à motif, quadrillages, pois, couleurs vives, parme, gris, il y en a pour tous les goûts ! D'ailleurs la réversibilité vous permet de jouer encore plus avec les couleurs et motifs.  INFO : de nouveaux coloris sortent courant juillet ! (dont des licooornnes ! j'dis ça, j'dis rien..)

chapeau été zoli soleil gavroche moderne réglable évolutif bébé enfant femme assorti réversible
La forme "gavroche" laisse un peu de mou et de vide au-dessus de la tête, c'est un style aussi joli que pratique, puisqu'on peut y glisse sa queue de cheval, ma Grande sportive adore avec ses cheveux très longs ;-). En fait, avec son look un peu rétro, le chapeau Zoli est finalement moderne !

Et comme je vous a dit, le chapeau "fille femme" permet aux mamans et à leurs filles d'être assorties ;-). Bon moi je n'ai pas acheté de chapeau car je n'ai pas du tout une tête à chapeau, mais je sais qu'être assorties plaît à beaucoup de mamans/filles ;-)
bien dit !

Et puis il y a un "détail" que j'adore chez Zoli, c'est leur étiquette.....
ça, il fallait le faire ! Chaque fois ça m'amuse autant


NOUVEAU : le chapeau Zoli...à colorier !
Si vous ne pouvez pas vous décider, vous pouvez opter pour le chapeau à colorier
Ce chapeau en tissu blanc adapté est orné d'un motif, que votre enfant (ou vous) va pouvoir colorier à sa guise et à volonté
utilisez des feutres lavables, passez en machine et...recommencez !

Sur ce, Grande Fille va choisir son deuxième chapeau Zoli...choix difficile !

Et puisque Caroline et moi, on est des filles super sympas, on vous offre un code de réduction jusqu'à la fin du mois de juillet . Passez une commande de chapeaux été (toutes tailles) supérieure à 50 €, et vous obtenez 5 € de réduction ;-) grâce au code

MerciSophie!


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jeudi 6 juillet 2017

Massage bébé......amour, joie !

massage du ventre

"la lune a Rv avec le soleil
mais le soleil n'est pas là et la lune frappe à sa porte"

On entend des bulles plein le bidon
"roooh, hi hi hi hi"
gloussements

"maman, fais-moi le soleil dans le dos"
"oh maman z'aime bien moi quand tu me masses le dos"

massage des jambes
Massage indien
"maman, fais-moi "roule roule"
"oui, attends ma puce, c'est à la fin"

Elle s'exclame "Maman, je suis AMOUREUSE de toi !"
Ses yeux brillent de joie et de reconnaissance

comptines des orteils
"Le gros part en voyage
le 2è porte la grosse valise
le 3è porte les pansements car il faut un gros sac pour les pansements
le 4è porte les coussins
et le 5è porte une toute petite valise"

"le 1er part en voyage
le 2è suit le premier
le 3è tient le 2è
le 4è tient le 3è
et le dernier court partout il est trop curieux"

"Maman, à moi de te masser !"

Impatiente et folle de joie, 
3 comptines pour les doigts
variantes de la lune et du soleil qui décidément, ne se rencontrent pas

Puis elle se met à me masser...
ou plutôt, à jouer du tambour sur mon ventre
c'est plus marrant et très sonore


Miss Koala très souvent le soir, Grande Fille le matin ou quand elle en a envie..

Le massage bébé...dure des années ! <3

 (et promis, je vais ré-apprendre (et t'apprendre) la chanson de Charles Treinet)


Venez vous aussi apprendre à masser votre bébé en atelier de massage, contactez-moi



mercredi 5 juillet 2017

"Chez moi", l'album tout doux sur les parents et les bébés à travers le monde



Je partage avec vous un petit bijou
Un livre qui vit sa 2ème édition et qui m'a charmée rien qu'à sa couverture

"Chez moi"

de Valérie Guénec...et Roseline d'Oreye (illustrations)... 
chez moi livre bébé parent massage portage DME langue signes japon pérou allaitement maman

Ce livre est un tour du monde des pratiques parentales, des différentes manières de materner, d'élever son enfant. Des pratiques variées qui illustrent la richesse de la relation parent-enfant, quelque soit l'endroit de la planète où l’on vit.
Les thèmes évoqués sont les suivants :
Je suis une maman du Pérou <3

 
  • portage
  • allaitement (long)
  • sommeil partagé
  • massage bébé
  • langue des signes avec bébé
  • diversification menée par l'enfant (DME)
  • communication bienveillante
  • confiance dans les capacités de l'enfant
  • choix de supports d'éveils éthiques et écologiques
  •  familiarisation précoce avec d'autres langues
 De nombreuses pratiques qui favorisent la sécurité affective et le développement du bébé et de l'enfant

Chez moi, c'est un livre qui parle fondamentalement du lien d'attachement.

En lisant ce livre, je me sens comme faisant partie du monde entier, comme reliée à la maman du Ghana, celle du Groenland, celle d'Inde...Et les autres..

Chez moi, c'est un livre sur la transmission de génération en génération,

livre jeunesse chez moi parent massage portage langue signes DME cododo japon
livre bébé chez moi massage bébé Inde parent univers
le massage des bébés en Inde

J'aime tout dans ce livre
Sa douceur
les pratiques qui sont décrites, que je vis moi-même pour la plupart
son petit format carré qui tient dans les mains des petits
ses couleurs, ses illustrations douces et parfaitement adaptées à l'univers
sa force... ! C'est un livre doux et fort à la fois, qui nous donne le sentiment de casser les frontières et de faire partie d'un "tout".
ses textes très courts et tendres
Vous pouvez encore vous le procurer (dépêchez-vous ;-) ) sur albumchezmoi.weebly.com/
 
"Chez moi", c'est un petit bijou
Un livre que l'on déguste lentement comme un délicieux bonbon

Il ne nous quittera plus
En plus, je l'ai reçu avec une dédicace, cela m'a beaucoup touchée <3 <3

 Alors, pour tout cela , je dis non seulement Bravo mais aussi, surtout

 MERCI

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(j'en profite pour rappeler que je peux vous apprendre le massage bébé et le portage chez A portée de plume)

jeudi 22 juin 2017

Les enfants et les écrans - Conférence de Serge Tisseron

J'ai eu la chance d'assister à une formidable conférence récemment, organisée par la MAIF.
Elle s'intitulait 

"Apprivoiser les écrans et grandir"

 et était animée par le célèbre psychiatre et spécialiste Serge Tisseron
(pour info, il passe souvent à la télé, notamment dans les Maternelles)


On a donc (enfin, surtout lui) parlé télé, écrans, smartphone, tablette...21ème siècle et enfants

C'était , je vous l'ai dit, passionnant.

Comme j'ai trouvé tout ce qu'il a dit très intéressant et en même temps affreusement inquiétant, je ne peux que partager sur mon blog les grandes idées, les notions à retenir :

L'impact des écrans sur le développement des enfants, et pourquoi il est capital d'éviter les écrans entre 0 et 3 ans.


Ce qui est problématique, c'est le temps que l'enfant passe devant


Pour qu'un enfant gère bien les écrans à l'âge scolaire et adolescent, il est important qu'il n'y touche pas avant 3 ans.
1h/jour avant 3 ans, ce sont déjà des troubles de l'apprentissage en perspective.

Que changent les écrans dans nos vies ?
  • La relation au savoir – le mode coopératif. Exemple : Wikipédia. Quand on consulte Internet, on change internet. CE n'est pas seulement un espace de consultation, mais aussi un espace de construction collaborative.
  • Les modes d'apprentissage Les enfants font aujourd'hui beaucoup moins d'exercices de mémorisation. Mions de mémoire événementielle, + de mémoire de travail.
  • les identités En tant que parents, il ne faut pas croire qu'internet est le portrait de la réalité. D'ailleurs, les youtubeurs sont les nouveaux héros des enfants, avant les sportifs.
  • La sociabilité Ce n'est pas la proximité physique désormais qui engendre la communication, mais les centres d'intérêt partagés. Ce n'est pas gênant en tant que tel, mais il faut une alternance. Une étude de Média in life a montré que les 13-35 ans ont certes toujours leur smartphone en main, MAIS ce sont aussi ceux qui vont le plus au cinéma, ont le + d'amis, et font le + de sport. En résumé, une activité numérique même intensive n'empêche pas les autres activités (voilà une chose qui rassure mais que l'on n'a pas trop envie que nos enfants sachent ! :-P ).

Les 0/3 ans

Le problème principal est le temps que les enfants y passent
2h/ jour c'est déjà énorme, c'est du temps perdu, qui en outre engendre des dommages.
Les travaux sur la psychologie et le développement de l'enfant ont mis en évidence les besoins du bébé :
  • les repères spatialisés : besoin de bouger, besoin de motricité
  • les repères multi-sensoriels : l'objet doit susciter ses sens : une balle de préhension à toucher, un hochet coloris et qui fait du bruit, un anneau à mâcher..
  • les repères temporels : Dans la vie, on apprend qu'on ne revient pas à 0. C'est l'irréversibilité du temps. Tandis que dans un jeu vidéo, même de tablette pour enfant, il suffit de cliquer sur un bouton pour tout effacer et revenir à 0, annuler.
  • L'acquisition du langage : la télé retarde l'acquisition du langage
  • les capacités d'attention et de concentration : la télé nuit aux capacités d'attention et de concentration du bébé, même si le bébé ne le regarde pas (télé). Un bébé qui voit un objet par terre, par exemple, va le regarder attentivement, le saisir (ou essayer), le retourner, le mettre à la bouche, le secouer, le taper par terre, le mordiller, ...il peut faire tout cela (ou même simplement regarder l'objet attentivement) durant plusieurs minutes. Il décode, enregistre, « analyse ». Si une télé est allumée dans la pièce, le bébé va forcément être déconcentré.. Son regard va être attiré, le son va lui faire lever la tête, il ne sera plus tout à son activité..il sera déconcentré. Un bébé a absolument besoin de se concentrer pour apprendre à se concentrer. On appelle cela la «deep attention ». D'ailleurs, pas plus tard qu'hier soir, Grande Fille regardait une émission sur la cuisine, et Miss Koala et moi lisions un livre (je faisais la lecture). Miss Koala a interpellé sa grande sœur en lui disant « eh Nana, éteins la télé stp, ça me déconcentre ». En effet, le son avait beau ne pas être fort, c'était déjà trop pour que l'on puisse lire avec une pleine attention.
  • se situer comme acteur du monde : un bébé qui prend un jouet ou lance un caillou change son monde, son environnement. Les écrans ne permettent rien. Le jeu de la tablette, aussi joyeux, animé soit-il, ne change absolument rien autour de bébé.
  • La capacité d'empathie : un enfant de 0 à 3 ans qui regarde les écrans a de plus en plus de difficultés à situer le visage de l'autre comme « repère de communication partagée »
Les études ont également montré que les bébés qui ont regardé des écrans ont tendance à se replier sur eux-mêmes à 3 ans.
Énormément d'études sur les 0/3 ans et les écrans confortent les besoins du bébé mis en lumière par les psychologues du développement.
« La télé, c'est pas pour les bébés »
Si vraiment on veut laisser son enfant jouer à la tablette ou au téléphone, alors il faut aligner ce temps d'écran sur le temps de jeu traditionnel.
L'INPES devrait faire des campagnes de prévention sur ce sujet. A ce jour, il n'y a pas de sensibilisation envers les parents, rien dans le carnet de santé, les médecins ne parlent pas du temps d'écran aux jeunes parents lors des consultations....
Le comble est qu'il faudrait aujourd'hui des ateliers pour apprendre aux parents à jouer avec leur bébé (de façon traditionnelle) : le comble...
Jouer par terre, jouer avec des cubes , jouer à empiler.. Votre bébé a besoin de manipuler ET il a besoin de sentir que son parent a envie de jouer avec lui.

Les 3/6 ans

A cet âge, il faut privilégier les activités avec les mains. Les écoles doivent absolument mettre l'accent dessus . Les 10 doigts. Cuisine, jardinage, bricolage, manipulations, préhension,
Concernant les écrans, le temps idéal maxi est de 45 min/1h, et toujours privilégier les écrans partagés. Que l'enfant ne soit pas seul devant son écran, isolé.

Pour les parents il y a 2 stratégies :

  • nommer les temps d'écran. Il faut faire intérioriser la dimension de l'attente : « tout à l'heure, à 11h, tu pourras regarder la télé – tel dessin animé – 20 minutes, à 11h20 on éteindra ».
Nommer l'attente (dans 2 heures), et la durée d'écran (le temps de tel dessin animé par exemple). La notion-clé est celle de la « portion d'écran » : de la même façon que lorsque vous autorisez votre enfant à manger de la mousse au chocolat, vous ne lui donnez pas tout le saladier en le laissant seul, avec la télé (ou tout écran) vous allez aussi lui attribuer une « portion d'écran ». Les écrans ont une heure déterminée et une durée.
  • Faire parler l'enfant de ce qu'il a vu. Il va vous dire qu'il a regardé son personnage favori, que ce petit être adorable est allé au parc jouer au toboggan, que son papa n'était pas là mais qu'après il lui a sauté dans les bras..Etc, etc. En vous racontant, il élabore ses capacités narratives, sollicite sa mémoire, développe son langage...et vous savez encore mieux ce qu'il a regardé.
  • Sans oublier les règles collectives et familiales : on ne prend pas son portable lors des repas, on se donne des moments sans écran, sans consulter son portable, quand on joue avec son enfant on ne le sort pas..etc
  • Dès qu'on veut réduire le temps d'écran à la maison, on rencontre une opposition massive, forcément. Il faut tenir bon, car les enfants ont une plasticité psychique + importante que les adultes. ( ils s'y feront ). Les enfants sortent très souvent de leur zone de confort, bien plus que nous, et ils se feront aux nouvelles règles. Annoncer la date de prise d'effet (attention, ne pas la rendre immédiate), justifier, et l'appliquer à soi-même. Les enfants suivront.
L'école devrait apprendre aux élèves à gérer le numérique.
Et puis il ne faut pas oublier que l'on a toujours des personnes ressources dans notre environnement (personne passionnée de jeux vidéo, informaticien, etc..)

Vous retrouverez tout cela  sur le site 3.6.9.12.com qui regorge de ressources et d'infos 

Concernant l'empathie, deux liens :

- le jeu des 3 figures, conçu en 2006 par Serge Tisseron et largement développé aujourd'hui
- une vidéo que j'ai vue ce we 

Encore merci à la MAIF pour cette formidable initiative. Il avait été organisé, il y a un an ou deux, une très intéressante et enrichissante conférence sur les "Dys" (dysorthographie, dyspraxique, dyslexique etc..), je regrette de ne pas en avoir eu connaissance à l'époque, j'y serais allée avec grand intérêt !
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