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mardi 21 janvier 2020

JE PORTE MON ENFANT : mon livre sur le portage paraît le 10 mars 2020



Roulement de tambour....

J'ai écrit un livre sur le portage physiologique, l'aventure de mon année 2019, un bébé qui a grandi et m'a pris 14 mois pour aboutir et être le meilleur possible
Il parait aux Editions Leduc.s, il s'appelle

"Je Porte Mon Enfant"

et il sort le 

10 mars 2020


Pourquoi, comment porter son bébé puis son bambin, puis son enfant (je traite le portage de 0 à 6 ans ;-) )

La deuxième bonne nouvelle est que vous pouvez déjà le PRECOMMANDER


en ce qui concerne Internet

ou sinon,

  • dans toutes les bonnes vraies librairies :-)
Pré-commandez-le, suivez-moi sur mes deux pages Facebook :
ma page pro de portage A portée de plume

Il y aura tout plein d'autres infos à venir sur ce merveilleux livre qui deviendra un indispensable, je l'espère, de l'équipement puériculture des parents !

Je vous conseille aussi de venir faire un tour sur Instagram @juste1truc car il y aura des stories, des extraits, des découvertes.... :-)

Bref, i'm happy !

Je suis impatiente d'être au 10 mars et de le faire lire au plus grand nombre !

mardi 30 avril 2019

30 avril, Journée de la Non-Violence Educative Ordinaire (VEO)

livret sans fessée comment faire Catherine Dumonteil-Kremer éducation parentalité bienveillante positive VEO
Aujourd'hui 30 avril, c'est une journée doublement importante pour moi : c'est en effet la Journée de la Non-Violence Educative ordinaire !
(appelée autrefois "journée sans fessée", instaurée par Catherine Dumonteil -Kremer, créatrice également de l'excellent magazine PEPS)
Une journée pour parler d'éducation positive, trouver des ressources, discuter,...

La loi contre les violences éducatives ordinaires (VEO) a été votée en première lecture par l'Assemblée Nationale fin 2018,
le Sénat fera la 2è lecture dans le courant de l'année

Pour mieux comprendre pourquoi il ne faut pas éduquer son enfant en le tapant, et comment faire, justement, pour ne pas recourir aux fessées ou "petites tapes" (cela commence généralement à 12/15 mois, quand bb se déplace seul et commence à toucher à tout) , vous avez plein de ressources aujourd'hui (beaucoup disent d'ailleurs que la parentalité positive est "à la mode"); aujourd'hui, c'est le livret "Sans fessée, comment faire" de Catherine Dumonteil Kremer- Parentalité Créative que je vous transmets, il se trouve sur ce lien
Un livret pédagogique mais super accessible, qui explique les choses telles qu'elles se passent à la maison

Livret téléchargeable en PDF, que vous pouvez imprimer pour avoir toujours à portée de main, laisser traîner sur la table, proposer aux lieux d'accueil de petits enfants....etc
(semez des graines <3)

Ne croyez pas que c'est impossible d'éduquer correctement ses enfants sans les frapper parfois, sans leur donner des fessées, des claques, des gifles, des tapes, sans les humilier, se moquer d'eux, cessez de croire qu'avec de la bienveillance et de l'empathie, de l'écoute, nos (vos) enfants deviennent des enfants-rois, ne croyez plus qu'il est obligatoire "d'en passer par là" : 

OUI, se passer totalement de fessées (et de tout ce qui constitue la VEO) est tout à fait possible


Edwige Antier, célèbre pédiatre, le disait déjà dans les années 90 (et avait déjà déposé une proposition de loi à l'époque)

Bref, regardez ce livret, il est très instructif

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jeudi 7 février 2019

Etre mère....et s'effondrer. Couler.

Je ne respire plus
J'oublie de respirer
Je suis happée

Depuis le début de l'année, une surcharge de travail importante s'est imposée dans ma vie. Un choix, mais un poids bien lourd à gérer. "C'est l'histoire de quelques mois". Ce sera l'histoire d'une année.
C'est l'histoire de chaque jour. Chaque jour à devoir choisir
Arbitrer
Renoncer
Culpabiliser
CULPABILISER !
S'épuiser……

Lorsque j'écris pendant des heures, je suis fatiguée mais satisfaite du résultat produit. Satisfaite d'avancer. Et puis je réalise que le repas de midi n'est pas prêt, et celui du soir encore moins. Et que je ne sais pas quand je pourrai les préparer. Alors parfois certains midis je sors une boîte de conserves. Et j'entends chaque fois une petite voix d'une lectrice qui me dit "pouah, je sais pas comment comment tu fais pour faire manger un truc comme ça ! Moi, je ne pourrais pas". Toi, tu n'es pas à ma place et tu ne sais pas ce que je vis et comment j'essaie juste de ne pas couler.
Ne pas couler, c'est le mot.

Au bord du précipice, tout au bord
Ou bien déjà au fond du torrent
Je ne sais pas où je suis, je ne sais plus. Je crois que je navigue entre ces deux endroits si dangereux et redoutables l'un que l'autre.
Je suis une mère épuisée. Une mère qui n'arrive plus à avancer.
Demain, je vois un grand docteur, qui va décider de mon sort
Suis-je assez mal en point pour qu'il m'aide avec des séances chez le psy
Ou bien va-t-il considérer que mes séances de méditation maison suffiront à me retaper ?

Comment peut-il savoir
Que sait-il de mes idées noires….?

Je passe toute la journée avec mimi Koala, et je ne prends pas 10 minutes pour jouer avec elle, ces temps-ci. Je ne fais même pas exprès : je n'y pense pas. Je n'y pense plus, car mon cerveau est en train de cramer.
Je ne dors pas la nuit. ou bien très mal. Très peu. Beaucoup de réveils, beaucoup de cauchemars. C'est l'inconscient qui s'exprime et qui ressort tout ce malaise.

Mon corps aussi parle. Je l'écoute maintenant. Je l'écoute depuis 2 ans, 2 ans que j'ai explosé en plein vol, et que j'ai (re) pris conscience qu'il existait et qu'il était plus intelligent que mon cerveau et moi réunis.

Ce corps que j'ai ménagé, appris à écouter, respecter, faire passer en premier. Mais ce corps que je sollicite trop depuis quelques semaines et qui est en train de tirer la sonnette d'alarme. Mes pensées se déglinguent. Mes yeux sont lourds, ma tête aussi. Je parviens difficilement à remettre mes idées dans l'ordre, et même tout simplement à en avoir, des idées. Mon corps qui se tend comme un arc. Malgré la relaxation, (bi)quotidienne, malgré la respiration abdominale, à 2, 3 ou 4 temps. 
Parfois, je suis tellement stressée que j'oublie de respirer. Je me rends compte au bout d'un moment que je suis en apnée. 
Les palpitations sont revenues. N'importe quand elles surviennent, même dans de rares moments où je me détends vraiment.
Mon dos, mon dos est mon engin de torture à moi. Fabrication toute personnelle, il est le baromètre de comment je vais dans la vie. 
Et à sentir les douleurs qu'il m'inflige, je peux vous assurer que cela ne va pas bien dans ma vie.

Précipice ou torrent, je marche tout au bord un long moment
Puis tombe magistralement
Je tombe dans le torrent et essaie de contrer le courant
Il faudrait lâcher prise
Lâcher prise, le travail de ma vie
Eckart Tolle est mon ami mais je n'ai pas encore réussi

Lorsque je veux cuisiner pour que mes enfants soient en bonne santé, une fois terminé et qu'une autre tache m'appelle, je vois les taches sur le carrelage. Les moutons contre les murs du couloir. Il faudrait un bon coup d'aspirateur. Mais je n'ai pas le temps, il est temps d'aller chercher l'une à l'école, ou l'autre au collège/lycée.
Chaque matin je me consacre au linge. Sortir le linge de la machine, l'étendre. Non, je n'ai pas le temps, là tout de suite. Il FAUT que je travaille. A un moment, parfois à 21h seulement, je l'étendrai, ce linge lavé. Je regarde la pile de linge sec qui s'entasse, qui s'entasse. Elle tient bien, cette pyramide. Les enfants ont beaucoup de linge propre dans leur placard, apparemment. Tant mieux. Je n'ai pas la force. Ni de faire, ni de réclamer, jour après jour, qu'ils fassent leur part.

Où que je tourne la tête, il y a et aura toujours quelque chose à faire, à améliorer.
Aujourd'hui, j'ai pris mon courage à deux mains et réussi à téléphoner. Un médecin, puis un autre. Une radio, un Rv ostéo. Pour les enfants, j'y arrive encore, même s'il me faut du temps. Pour moi…. pour moi c'est le désespoir. Il y a cette échographie à réaliser pour confirmer un diagnostic, cette échographie pour laquelle je ne parviens pas à téléphoner. Il y a ma kiné, qui doit soigner un problème revenu qui me crispe toute une partie du corps, souvent brutalement.
J'ai fait un énorme tri dans ma vie, j'ai annulé, supprimé, priorisé. J'ai appris à écouter mon corps et à le faire passer en premier.
Mais mon mental, ce fichu mental, (re)prend un pouvoir fou en ce moment. Il m'empêche de me relâcher, de me concentrer, de "ne penser à rien". C'est un bout de titane, incassable, qui veut absolument gagner la partie, CETTE partie 2019. Ce mental ne veut pas que je dorme. Me fait partir à d'autres endroits lorsque je médite et souhaite juste ressentir ma respiration, mon corps. Une nécessité presque vitale, cette pratique méditative.
Et l'hypnose, que je fais même à l'hôpital maintenant, tellement ça ne va pas.

Je crois que je peux dire presque sans exagérer que je suis une cause presque désespérée.

Mental contre corps, qui va gagner la bataille …..
#mèreépuisée #burn-out #maman #culpabiliser

Précipice, je marche souvent sur les bords de tes pierres, de ta terre, je glisse, et me retiens. Me retiens ...A quoi ? Au sel de la vie
A sa petite main dans la mienne chaque matin sur le trajet de l'école
A ses bisous et ses câlins
Aux sourires complices de ma grande fille et ses attentions délicates
A mon Grand Fiston qui a besoin de moi mais ne sait comment l'exprimer
A ce soir où ma belle s'est endormie lovée au creux de moi. Deux siamoises collées, statue d'amour et de fusion.
Aux soirs de cododo.
A tous ces matins en réveil avec Aldebert. Pour lui faire plaisir et parce que j'adore aussi
A mon Grand qui a encore besoin, à 14 ans, de jouer avec son père chaque soir pour remplir son réservoir affectif
A mon homme qui fait tout ce qu'il peut pour réussir à vivre les différents rôles de sa vie
A mon corps qui change et que je vais peut-être finir par trouver beau
Aux yeux de mes enfants, semblables aux miens. Magnifiques, je dirais, si personne n'y voyait un signe d'orgueil.
Aux souvenirs de chaque naissance et à ma vie bouleversée à jamais


Précipice, j'étais trop au bord, il y a eu un souffle de trop, une imprudence, une inattention. J'ai fermé les yeux et je suis tombée dans le torrent.
Je suis dans le torrent et je me noie. Je me noie, vraiment. J'agite les jambes pour remonter, pour sortir la tête, pour lever les bras.  Je bouge pour rester à la surface. Pour que ma tête reste dehors, pour continuer à respirer. Mais combien de temps vais-je y arriver ?
Qui va venir à mon secours ? Est-ce que quelqu'un attrapera ma main et m'aidera à sortir ? Comment sortir du torrent, du tourment, du courant qui nous emporte et nous fait nous noyer ?
Je suis happée, je ne peux plus respirer, j'ai le souffle coupé, tout est bloqué. Respiration, pensées, muscles, corps tout entier. Je vais vraiment me noyer. Je ne veux pas, je sais nager, mais je n'y arrive pas. Tout va trop vite, tout est trop fort, tout est raté, pourri.

Mère indigne, mère nulle. Je ne fais pas à manger, je ne prends pas le temps de jouer, le soir je suis épuisée. Mère indigne, mes enfants méritent tellement mieux que cette maman qui oublie tout, les RV, les papiers, les inscriptions, qui a toujours mal dans son corps et qui ne sait même pas correctement gagner sa vie. Une maman en dépression, une maman malade.

J'aurais tellement voulu assurer. Leur donner le meilleur. Je voudrais éclater de rire, sauter de joie, je voudrais faire tourner ma fille en regardant au fond de ses yeux, de son âme. Dire que la vie est belle et que tout est simple, qu'il suffit de le vouloir.

Je connais tous les petits plaisirs simples de la vie et ce sont ceux que j'aime le plus au monde, et les seuls que l'on ait.

Mais je ne suis plus jamais sur la terre ferme, loin du bord et loin de l'eau. Je suis toujours au bord du précipice, ou au fond du trou, happée par l'eau.

Dévalorisation, je connais ça par cœur. je connais le concept, je l'ai tant de fois expliqué et présenté. Mais c'est en moi. Mes enfants méritent tellement mieux que moi. Je suis de pire en pire, à tout rater, à les priver, à leur dire non, à aller me coucher, à me retirer.

Il y a bien longtemps que je suis incapable de dire quel est le rêve que j'ai. Ma fille m'a demandé "quel est ton rêve, maman ?" : je ne sais même plus. Je cherche, je fouille...Rien. Rien ne vient.


Au bout du rouleau, je suis tombée dans l'eau. Je n'aurais jamais cru que ma vie deviendrait un fardeau

maman nulle mère épuisée burn-out maternel culpabilité
 "Maman", de Quentin Gréban et Hélène Deforge


Je ne veux pas mourir, je ne veux pas m'enfuir.  Mais comment m'en sortir….


dimanche 2 décembre 2018

Pas envie...

Dimanche 11h du matin
Pas envie de me lever
C'est comme ça tous les dimanches
Je n'ai plus le goût de me lever
D'abord j'ai mal oui...mais après ? Après je paresse au lit, j'y reste plus d'une heure en retardant l'échéance


Dimanche, 5h du soir
17h, la mauvaise heure, MA mauvaise heure (parce que mes douleurs se réveillent et font de moi une vieille carcasse)
Je m'assieds sur mon lit, je me dis que je vais faire quelque chose. Mais quoi ?
Lire un livre sympa ? Pas envie
Prendre des notes pour clarifier mon projet de livre ? Hum non, pas envie
Regarder un Dvd ? non...
Jouer avec les enfants, monter et les rejoindre dans une chambre ? je les entends d'ici mais je n'ai pas le courage
Lire un livre sérieux, un article relatif à mes activités professionnelles, histoire de prendre un peu d'avance sur la semaine, profitant que les enfants sont calmes et occupés en haut ? Je n'en ai aucune envie
Visionner une vidéo sympa ? J'en ai sélectionné plusieurs "à regarder plus tard"... je n'en ai pas envie
Faire de la méditation  ? Pas envie non plus
Téléphoner à quelqu'un, discuter avec une copine ? Certainement pas. Je ne le fais pas le dimanche
Passer l'aspirateur dans la chambre ? Il faudrait mais je n'ai pas le courage
Sortir faire un petit tour ? Je ne pourrais pas mais de toute façon je n'en ai pas envie.
Ecrire...je dois bien avoir envie d'écrire, non ? Et bien...non. Page blanche dans la tête, déjà. Et pis, pas envie.
Je suis contrariée, je suis abattue. Vraiment abattue, parce que je n'ai absolument envie de rien
Cela fait quelques temps que je me sens comme ça. je sens que je me vide...
Le dimanche est la pire des journées. Le matin, je n'ai pas envie de me lever. 
Je m'en veux de ressentir cela envers les enfants. Qu'ils ne soient pas une motivation suffisante pour les rejoindre. qu'ils ne me donnent pas "envie", pas assez. Je m'en veux mais je n'y peux rien.


A 17h je n'avais qu'une envie : me blottir dans mon lit. Sous les couvertures. Ne penser à rien, ne rien regarder, ne rien voir, ne plus rien entendre. Ne parler à personne, ne voir personne. Dormir sans même avoir sommeil. Juste dormir pour oublier, passer le temps, être à demain.
Envie de ça mais je ne pouvais pas. Alors j'ai observé ce vide en moi et fait en sorte de ne pas le montrer. Parce qu'ils ne le méritent pas. J'ai ressenti ce vide, j'ai essayé de l'oublier, j'ai regardé le temps passer. En faisant quelque chose dont je n'avais même pas envie. Juste pour arriver à 21h, quand ils seraient couchés et que je serais seule parce que l'homme avait autre chose à faire et que je me retrouverais seule dans ma chambre.


Je me sens comme ça depuis un moment. Je fais de plus en plus de choses par devoir, par obligation.
Je ne vais pas bien et je crois bien que cela porte un nom.

#mamanperdue #mamandeprimee #mamanmalade